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Paris, Toulouse, Lyon et bientôt peut être à Lille...
Olé Bodega en piste pour une belle réussite!
Olé Bodéga " fait son cirque !" et la clientèle rapplique ! Le concept de restaurant et bar né dans le quar­tier de la Bastille et fondé par Bernard Laporte, Yves Bonifazi, Denis Renaudin s'est développé d'une façon magistrale. A partir d'un intérieur d'inspiration espagnole, de tons chauds, cocktails, tapas, paëllas et de rythmes caliente, le lieu a pris son envol en plantant son décor sous un chapiteau itinérant. Bilan, la nou­velle version du concept, élargie à une thématique autour du cirque, a conquis les parisiens, emballé les lyonnais et séduira bientôt les lillois.

Comment le
concept de Olé Bodéga a pu fonctionner en s'implantant sous un chapiteau
?
Le concept a été déposé lorsque Olé Bodéga a quitté les murs de la Bastille et que le chapiteau à Garigliano a été monté. Il devait être provisoire si les gens n'adhé­raient pas à l'idée. Comme toute idée de cirque, il y a les notions d'éphémère et de déplacement. On a bénéficié de la fidélisation de la clientèle mais surtout du personnel car on est avant tout un restaurant. Les gens font la fête dans une ambiance du cirque et de fiesta. Louis Burlet est Bobos le Clown de l'Ile aux Enfants. Il fait un très beau numéro d'agilité de classe internationale. Les meilleurs numéros de spectacle de cirque viennent se produire chez nous. 

Quel est le secret de cette réus­site ?
Le secret de la réussite, c'est le
secret de la simplicité. On réussit à faire des affaires conviviales car les régionaux de l'étape sont convivi­aux dans l'âme. Ils savent faire danser et s'amuser les gens du cru. On est surtout des " anti " VIP system. Si des VIP viennent, c'est parce qu'ils aiment s'amuser dans l'anonymat. On a dans la clientèle des gens du cinéma, de la chanson, de la politique. du sport et ils vien­nent incognito. Il y a des aficiona­dos de tauromachie. des amateurs

de rugby et toute cette culture du Sud Ouest de la troisième mi­temps... On ouvre du mercredi au samedi. On travaille avec des soirées événementielles et, on ferme à 2h du matin... C'est une stratégie d'entreprise pour avoir du personnel qui puisse rentrer chez lui à 3h et pour permettre aussi aux gens d'aller en boite après. Olé Bodéga est un restaurant d'ambiance, festif où on boit, on mange. C'est l'avant night ou la fête au vil­lage. 

Vous venez d'ouvrir Olé Bodéga à Lyon, comment s'est déroulée cette implantation ?
Le chapiteau à Lyon a ouvert ses portes le 7 novembre. Le concept est identique à celui de Paris. Nous avons cherché des associés régionaux. Jo Maso, manager de l'équipe de France de Rugby, Robert Ville, restaurateur, et Jean-Paul Fanjat issu de l'univers du tourisme, exploitent ce site.

Jean-Paul Fanjat, comment êtes­
vous arrivé dans cette aventure ?
J'ai été contacté par Jo Maso qui a été l'élément fédérateur de cette entreprise. J'étais à la retraite, je m'ennuyais et j'ai trouvé amusant de m'occuper de ce projet. Le pre­mier chapiteau qui a accueilli Olé Bodéga hors de ses murs à Balard et au Pont de Sèvres, est celui aujourd'hui planté à Perrache, sur un terrain qui appartient à la ville de Lyon. On a des baux précaires en attendant que la ville construise le nouveau quartier Confluence, au confluent du Rhône et de la Saône. Au départ, il y a eu un peu de réticence. Maintenant, Olé Bodéga est bien accueilli par la ville et par le voisinage. On attire la même clientèle qu'à Paris, de tous âges... L'intérêt du chapiteau est que l'on offre vraiment la fête sans barrière sociale. Beaucoup de sportifs ont adopté le lieu.

Avez-vous
d'autres projets pour ce concept bien ficelé?  

Le premier chapiteau parisien a été
transféré à Lyon et permet d'ac­cueillir 600 personnes. On a trou­vé un chapiteau plus grand pour Paris, d'une capacité de 1200 personnes. Nous travaillons main­tenant sur le projet d'un chapiteau dans une autre ville avec une ouverture que nous souhaiterions vers octobre. Le budget investi sera aux alentours de 300 000 € pour une capacité de 500 person­nes. Le concept restera basé comme à Paris et à Lyon sur des visuels de cirque de bon niveau, des tapas et des menus paëlla, des viandes et poissons grillés cuits à la plancha. On y danse, on y boit, on y rit et plus si affinités. Il y a un an et demi, on a décidé de faire revivre à Toulouse la bodéga sévillane du concept créé au départ par Yves Bonifazi à la Bastille. Chaque Olé Bodéga reste un étab­lissement indépendant. Le concept peut néanmoins être adopté avec un droit d'entrée et une redevance sur le chiffre d'affaires... Mais nous voulons garder une totale maîtrise du concept et donc ne pas le dupliquer ad vitam aeternam.
   
Soir & Business n°27 Mai - Juin 2003


                                                                       Par Sarah
Canonge  

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